CILAOS, le 30 Mars 2015
Messieurs Le
Préfet, Le Sous-Préfet, Mesdames, Messieurs,
Considérant que CILAOS, capitale de la randonnée de l'Océan-Indien, constituée de "Cirques, de pitons et remparts PRÉSERVÉS" (telle que la définissent Le Patrimoine-mondial de l'UNESCO & Le PARC-NATIONAL), est dans sa communication aux touristes : "une Station de montagne et de bien-être" (selon La mairie), "un Lieu préservé du bruit et de la fureur du monde-moderne" (selon Les Thermes), "Eau et montagne" (selon L'Office de tourisme), "une Oasis de silence" (selon un hôtel).
Les zones de quiétude et de calme sont des soupapes de sécurité pour les personnes en fatigue ou en souffrance-psychologique, de plus en plus nombreuses dans l'environnement ambiant dans lequel nous vivons, ce contexte empli de vies difficiles et de stress permanent.
Il est fou et inconcevable que l'Écrin-naturel entourant cette "ville thermale" ne soit qu'un Manège ou qu'un Parc-de-loisirs où évoluent chaque jour par dizaines des aéronefs toujours trop bruyants, pour le "petit-plaisir personnel" d'une élite correspondant à 10% des touristes-importés, bien moins si l'on inclut les locaux, au milieu de bien plus de personnes en besoin de calme et d'apaisement, au prix de la dégradation du ressenti des lieux pour tous les Autres sur place.
Considérant que l'avenir-touristique de CILAOS passe par l'énorme chance de sa "magie des lieux", par le pouvoir thérapeutique qu'il nous offre dans son cadre ressourçant et revitalisant, sa Nature aux chants d'oiseaux uniques au monde: le tourisme-aérien est un grave préjudice écologique et sanitaire (en plus d'économique) pour cette "ville thermale" placée au centre d'un amphi-théâtre ou caisse de résonance ("cirques pitons et remparts préservés") considérablement amplificateur de tous les Bruits.
Il est urgent de redéfinir les modalités du tourisme-aérien en tenant compte de la conformation et du contexte des lieux, afin que CILAOS puisse retrouver sa vocation première et que Le Parc-national et L'UNESCO ne soient plus associés à une telle avarie, un tel "mensonge commercial".
Considérant que CILAOS est accessible par la route, est fermée par des remparts circulaires expli-quant l'amplification par 10 à 100 des nuisances-aériennes (voir explication n° 1), est le plus peuplé et le plus visité des 3 cirques: la zone devrait être préservée de ce tourisme-aérien qui lui apporte bien plus de nuisances que de bénéfices.
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Considérant que le Cirque de CILAOS est le lieu de vie de très probablement plusieurs centaines de personnes très sensibles aux bruits (dont plusieurs dizaines d'autistes et de traumatisés-crâniens), souffrant grandement de toutes ces nuisances, même sans le dire ou sans pouvoir l'exprimer, avec le grand besoin de trouver la paix et le calme dans un cadre-naturel pour atteindre un équilibre de vie sans drogues ni médicaments: des mesures devraient être prise d'urgence afin de précisément bien délimiter les horaires de vol, de garantir une durée assez courte, afin d'arrêter de sacrifier toutes les matinées de tant de gens.
Il est très important de pouvoir se fier à une limite-horaire, car sinon, le beau-temps étant là à nous inviter à rejoindre la Nature et y trouver le calme-salutaire: la crainte constante tout au long de la matinée face à la venue possible ou non d'un engin bruyant à tout moment dans le ciel, vient alors nous stresser, nous occuper l'esprit, nous "casser" toute notre belle-matinée (voir explication n° 2).
Considérant que CILAOS est entouré d'une Nature contenant bon nombre d'espèces-endémiques pour lesquelles la pollution-sonore peut être très dommageable, ayant jusqu'à présent évoluées dans les forêts les plus calmes du monde et maintenant exposées plusieurs heures par jour aux passages d'ULM et Hélicos, considérant que le Bruit perturbe la communication de certains oiseaux et par là est un risque pour la Biodiversité (corrélation directe entre oiseaux et espèces-végétales, cas des Zoizo-la-vierge): l'impact-sonore devrait être très surveillé dans les espaces-naturels, de sorte que les oiseaux disposent de la majeure partie de la matinée pour chanter, qu'eux aussi puissent compter sur des horaires.
- Multiplication par 100 de la nuisance par rapport à une situation de plaine ou de littoral -
Quantitativement, l'intensité-sonore est multipliée par 3 à 4 du fait des échos multiples, multipliée par 2 à 10 à cause de la raréfaction de l'air qui change le fonctionnement du moteur, le couple d'hélice. Les ULM font ici bien plus de Bruit que dans les Bas et le modèle d'Hélicoptère EC130 B4 voit très souvent ses qualités transformées en défauts: au lieu d'être "silencieux" ses pales claquent, son rotor de queue hurle, et il devient alors le plus bruyant des Hélicos. Toujours quantitativement, la durée d'un passage est multipliée par 4 environ du fait que l'on se trouve dans un espace fermé.
Tout cela s'ajoutant, on dépasse 10 fois plus et dans certains cas on peut dépasser une multiplication par 100, concernant le cumul durée, intensité, structure du Bruit...
Qualitativement, ce Bruit survient dans un endroit plus calme quand on est dans la Nature. Consi-dérer CILAOS sans la protection du cadre autour serait comme considérer les nuisances dans le cadre urbain seulement. Or CILAOS est un Lieu-touristique et dépend pour son avenir de sa qualité de vie et de la qualité du Ressenti qu'on peut atteindre dans le cadre qui l'entoure, cadre qui n'a pas à être une "banlieue industrielle" sur le plan-sonore.
Toujours qualitativement, la multiplication des échos entraîne une "spatialisation" du Bruit qui vient de partout à la fois, plus envahissant donc qu'une source localisée. Cela provoque une multiplication des fréquences perturbantes en raison des effets-doopler qui se superposent depuis des échos différents.
Cela augmente l'impression d'invasion-sonore, et le "10 à 100 fois" quantitatif en cumul-sonore est augmenté par ces facteurs qualitatifs pour un Bruit plus gênant ainsi multiplié, qu'un Bruit bien défini spatialement.
À CILAOS c'est comme s'il y avait toujours plusieurs ULM et toujours plusieurs Hélicoptères en même temps, même s'il n'en passe qu'un à la fois...
IL EST PRIMORDIAL D'AVOIR DES RÈGLES ET DES HORAIRES RESPECTÉS.
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Pour un autiste ou une personne fragilisée, plus sensible, prenons l'exemple d'un ULM-retardataire qui vient investir les lieux durant un bon 1/4 d'heure en continu alors que la personne s'était déplacée pour trouver le calme et s'était mise à décompresser en s'ouvrant à l'apaisement. Cet état d'ouverture et de communion avec le calme rend vulnérable à l'arrivée de nouveaux engins. À la place d'un soin et d'un ressourcement c'est encore plus de STRESS, et à force de répétition de situations similaires: il n'y a plus de quiétude possible tant que le ciel n'est pas couvert.
IL EST EXTRÊMEMENT IMPORTANT (POUR LA FAUNE AUSSI QUI A BESOIN DE REPRENDRE LE RYTHME DES ÉCHANGES) DE GARANTIR QU'IL N'Y A PAS, EN DEHORS DES SECOURS ET DE LA GENDARMERIE, DE RISQUE DE PASSAGES ISOLÉS "RETARDATAIRES".
Quand il en est ainsi, les dérangements deviennent assez rares pour ne pas détruire la quiétude et induire des modifications de comportement. Les animaux aussi intègrent les horaires et "comptent" sur le calme, n'engagent pas d'énergie à se lancer dans des communications s'ils risquent trop d'être "coupés": il faut un certain temps entre 2 merles pour qu'ils s'imitent l'un et l'autre.
Il y a des personnes ayant des troubles autistiques (sans possibilité de filtrer les perceptions gênantes) qui souffrent énormément du cumul de nuisances-sonores au point de vivre enfermées durant tout le bal-aérien. Un nombre bien plus grand a aussi une hypersensibilité liée au stress, associée à un état psychologique ou neurologique. Sur la population de CILAOS, des centaines de personnes sont ainsi sensibles et n'ont pas accès au calme dont ils ont pourtant impérativement besoin de trouver dans la Nature, ce qui est un comble à CILAOS ! Habituellement le problème est "réglé" par une drogue ou un médicament leur permettant de supporter, mais ce n'est bien sûr pas une solution.
Une
solution partielle serait de définir la tranche-horaire la moins
impactante (celle où l'air est stable et moins sonore, dégagé et
non-contraignant) et d'y concentrer les passages-aériens ENTRE
DEUX
LIMITES
HORAIRES
STRICTES. Nous ne
voyons possible que la tranche-horaire de 7h00 à 8h30 L'ÉTÉ,
et de 7h30 à 9h00 L'HIVER:
1,5 HEURE MAXIMUM
après enquête auprès des randonneurs.
AVANT 7H: TROP GẾNANT PAR CONTRASTE AVEC LE CALME + IMPACT TRÈS GRAND SUR LES OISEAUX. APRÈS 8H30 EN ÉTÉ ET 9H EN HIVER: les turbulences et l'échauffement de l'air près des remparts, les nuages à éviter, AUGMENTENT ÉNORMÉMENT LE BRUIT DES AÉRONEFS.
Réduire la durée d'occupation du ciel est prioritaire et grouper les passages durant un temps donné a sa limite: on ne peut pas tolérer que trop d'appareils passent à la fois et n'importe comment. Il fau-drait forcément limiter leur Nombre et imposer des Règles adaptées aux différents aéronefs.
Mais est-il judicieux de tolérer le tourisme-aérien même ainsi cadré ? ... puisque cela resterait encore le sacrifice de 1,5 heure de calme matinal, qui "couperait en deux" toute randonnée commencée de bonne heure, "casserait l'ambiance" d'une semaine de retraite dans les Hauts. Pour ceux que cela gêne, ça signifie encore une contrainte dans le quotidien, au point de devoir chaque jour s'organiser en fonction de tous les horaires de passage afin d'éviter ce ballet-aérien, se fermer chez soi de telle heure à telle heure, arrêter de faire le jardin... Avec la tondeuse du voisin on peut encore s'éloigner, mais pas avec le tourisme-aérien, ce Bruit global sur les 83 km-carrés du Cirque de CILAOS.
Il faudrait en fait éviter d'inclure CILAOS dans toute prestation de survol. Survoler CILAOS devrait être une prestation à part seulement et sous certaines conditions. Cela éviterait de subir tous les retours du Volcan vers l'ouest. Il faudrait aussi que ce soit en montée seulement pour les Hélicos et en descente seulement pour les avions et ULM. Il faudrait s'orienter vers un tourisme-aérien qui se cantonne sur les zones non-habitées et peu accessibles aux randonneurs, pour éviter qu'il nuise à la qualité de vie et au potentiel touristique de l'île dans les Hauts. Tout cela sont des compromis délicats qui vont forcément provoquer des tensions et conflits d'intérêt à ne plus finir. Aucune solution n'étant réellement satisfaisante, c'est pour cela que la meilleure serait tout simplement d'exclure
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l'enceinte circulaire de CILAOS des survols-touristiques, d'interdire le tourisme-aérien dans cette "poche de 6000 habitants", dans ce "site le plus visité avec le Volcan", dans un de ces endroits de l'Île qui résonne le plus et dont on a déjà accès par la route, avec des panoramas-aériens (même le rond de Bras-rouge et les murs de laves du GROS-MORNE) visibles des routes et dans de bien meilleures conditions qu'en Hélicos, avions ou ULM, pour peu qu'on prenne une paire de jumelles.
Si nous tolérions ce tourisme-aérien, nous devrions immanquablement le RATIONNER, sélectionner "l'Élite" qui aurait le droit, pour son "petit-plaisir personnel", de "faire chier" tous les autres obligés de leur sacrifier une partie de leur droit à la jouissance de leur habitat...
Ce qu'il faut, c'est qu'on puisse sortir de chez soi chaque bon matin, profiter de la matinée, avec la certitude de ne plus avoir aucun aéronef-touristique dans la Nature ... et dans les oreilles !
CILAOS, visitable autrement, pourvue d'accès routiers, qui se dévoile à la vue-aérienne depuis la route, CILAOS lieu de vie de milliers de personnes dont plusieurs centaines ont réellement besoin de calme et de paix, n'a pas à faire un tel sacrifice pour le plaisir d'une minorité. Ce sacrifice laisse d'emblée peu envisageable tout projet de thérapie, de retraite et de bien-être, de séminaires d'entreprises, de longs séjours de repos avec randonnées, de stages de yoga, de méditation et activités culturelles, peinture, photos, expression artistique ... tous liés à la présence et fonction de La Nature.
La qualité du tourisme à CILAOS-même serait ainsi sauvée. Cet ''autre paysage'' interpellerait bien plus de monde, l'environnement-naturel pouvant être de nouveau apprécié redeviendrait un attrait majeur, donnerait à bien plus de monde l'envie d'y aller et de le traverser, sous réserve bien sûr que le tourisme pratiqué sur place ne détruise la Flore et la Faune. Le canyoning ainsi que la profusion-non-gestion des "pipi-caca" des touristes dans les chemins détruisent indirectement les Oiseaux donc la Forêt: destruction de microfaune, plus de rats et de chats, etc
Notons que les Touristes sont plus respectueux dans La Nature quand le calme y permet autre chose qu'une approche "urbaine" ou de "parc de loisirs".
Quand nos Institutions, Élus et Hauts-responsables comprendront que les Rejets considérables de Déchets comme de Décibels à travers l'île-entière, qui caractérisent si bien La Réunion, ces pollu-tions visuelles et sonores JETÉES À TOUT VA sans jamais se soucier des Autres et des Paysages, à enlaidir et dégrader toujours plus notre Réunion et ses écosystèmes (plus de 40% en Parc-national et inscrits au Patrimoine-mondial de l'Humanité !!), NE PAS AIMER SON ÎLE et faire ainsi fuir ou ne jamais venir les bons et respectueux Touristes (pas ceux que l'IRT va chercher): va ensemble, est de même nature, même esprit, même philosophie, contre la Beauté et le Devenir de L'ÎLE !! |
En espérant tant que notre nouvelle interpellation, nos courriers et notre travail sur la Beauté et la Grandeur du Cirque de CILAOS soient enfin et le plus rapidement possible considérés.
« CILAOS Mon Amour », ses présidents:
Copie de cette lettre transmise:
✱ à Monsieur François HOLLANDE, Président de la République-Française,
✱ à Monsieur Kishore RAO, Directeur du Centre du Patrimoine-Mondial à L'UNESCO,
✱ à Mme Ségolène ROYAL, Ministre de l'Écologie, du Développement-durable et de l'Énergie,
✱ à L'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), La SREPEN et La SÉOR
(''Réunion-Nature-Environnement'' & "Société d'Études Ornithologiques de La Réunion''),
✱ à Mr ROBERT et Mme DINDAR, Pdts des Conseils RÉGIONAL et GÉNÉRAL de La Réunion,
✱ au « QUOTIDIEN-DE-L'ÎLE », à « RÉUNION-PREMIÈRE », au « JOURNAL-DE-L'ÎLE ».
pratiquer le survol de l'île est plus dangereux que... surfer ou se baigner avec... les requins!