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Survol de l'île de la Réunion,
Sur LE CIRQUE DE CILAOS,
Retours d'évaluation de la nuisance occasionnée
juillet 2016
Bilan: bien que la majorité des journées de Juillet 2016 ne permettaient plus d'être au calme la majeure partie de la matinée...
Ce ne semble pas être perçu comme "une gêne réelle", au vu de l'implication des personnes rencontrées.
" Si cela gênait... ça se saurait! "
mise à jour à postériori: Distorsion de du
constat ci-après: les gens qui pourraient être dans la critique sont déjà partis
à cette heure ou ailleurs, loin des lieux de l'enquête: ce sont ceux qui partent en grande randonnée et
s'exposent plus fortement à la nuisance ne sont pas sur les lieux de
l'enquête menée près de Cilaos qui approche plutôt les gens en "promenade" (sentier cascade Bras Rouge, Roche Merveilleuse)..
Quans les gens plus exposés (ceux qui vont loin) peuvent être
rencontré à proximité dans la zone d'enquête, ils sont cumulé le calme
de l'après midi, et souvent ne pensent plus à ce qui s'est passé le
matin, ou on... refoulé ce ressenti pénible et ne veulent plus en parler.
Des rapports qualifiant la situations d'"insuportable" émanent de ceux
qui se trouvaient loin, et haut sur les remparts. Le ressenti
d'insupportable est général pour ceux qui ont vu le volcan le matin, ou
qui reviennent de Mafate, à tel point qu'est évoqué même si c'était
beau, l'idée de ne plus y revenir car c'est trop infernal.
Face aux "concernés", commerçants, touristes "de rue", autorités.
Nous
nous trouvons une poignées de personnes face à un mur d'indifférence:
remettre en question le tourisme aérien, et même modifier son
organisation ne semble même pas consensuel.
Les tentatives de révélation de l'ampleur de la nuisance n'ont pas eu de
suite chez tout acteur concerné.
Ne sont pas cité ici dans le détail les fermetures (pas de dialogue)
avec les responsables du tourisme et de la santé publique: le sujet est
soit évité, soit NIÉ.
La pétition signée par 1000 touristes en 1 mois (fin 2014) a aussi été
jugée comme non représentative car "les pétitionnaires ont signé sous
l'influence d'une personne" (c'est le retour révélé par le Sous Préfet).
C'est ainsi que des tentatives toujours isolés, depuis des années
avortent selon un processus similaire d'enfouissement et de déni: les
locaux y ont perdu leur énergie, n'y croient plus, ne veulent plus se
fatiguer à cela: "le combat est perdu".
Les gens sinon approuvent, mais sans engagement, pas au point
d'apporter la moindre énergie pour soutenir un mouvement de
contestation: on dit "oui oui", mais ON S'EN FOUT TOTALEMENT.
L'absence de réaction et de soutient que nous avons eu en retour des
alertes et tentatives de sensibilisation est avérée et patente.
En vérité les gens ne se sentent pas réellement
concerné
(tout au plus ils visitent de temps en temps un lieu qui ne représente
pas un "chez eux", la nuisance est donc forcément occasionelle, donc
peu ou pas gênante), et ceux qui pourraient être concernés (habitants)
ne veulent pas s'engager dans un combat pour eux perdu
d'avance ou laissent ce combat se faire "tout seul" sans y prendre
part, et ne montrent pas d'intérêt particulier à que ça soit calme
autour de CILAOS puisque la plupart vivent en recherchant le bruit et
l'animation quitte à faire du bruit et mettre de la musique si jamais
l'ambiance est "trop calme"
En conclusion.
Soit c'est le fatalisme, soit la résignation, soit
l'approbation généralisée, mais la population contactée dans cette
tentative de sensibilisation cautionne par absence de réaction un tourisme aérien qui occupe
l'espace de
Cilaos la majeure partie de la matinée.
Nous observons dans ce contexte que le bruit,
même intense et prolongé dans la nature n'est pas décrit comme une gêne,
et encore moins comme une dégradation de la qualité de vie ou de
séjours des lieux, alors que le tourisme aérien passe pour une activité
économique d'intérêt majeur. Aucun préjudice négatif n'est évoqué.
1
La
Réunion était DÉJÀ connue AVANT D'ÊTRE VISITÉE comme une île
touristique, urbanisée et
bruyante, dont les hauts difficiles d'accès ne se découvrent qu'en
hélicoptère. Ceux qui n'aiment pas le bruit dans la nature et
recherchent les endroits préservés (les amateurs de parcs nationaux)
savent déjà que la Destination Réunion n'est pas pour eux, et que le
tourisme aérien est maintenu "comme avant": ils ne viennent tout
simplement pas! C'est peut être pour cela que le tourisme n'a pas gagné
comme l'était prévu les 200.000 touristes par an qu'auraient du
apporter selon une étude de 2009 (pas retrouvé de trace de cette prétendue étude dans la presse en ligne),
en tout cas, toute personne potentiellement intéressé par les garanties
de "quiétude, dans les cirques, pitons et rempart", par protection
de la prédation économique qui sans entité environementale gâche
tout lieu (nuisances sonores, usines, urbanisation, dégradations
esthétiques) dans le Parc National classé Unesco..
Qui reste parmi les amoureux de la nature, de la randonnée, de la
montagne, si on ne garde comme clients que ceux qui ne craignent pas le
bruit et l'urbanisation massive, une fois qu'ils ont appris que les
cirques de la Réunion reste bruyants et que la Réunion a choisi une
stratégie de transport tout-voiture largement médiatisée par la NRL?
Les rotations d'hélicoptères dans un Parc D'attraction placé au centre
d'une conglomération urbaine font partie du paysage et il est vécu
comme ordinaire que des dizaines à la suite survolent les lieux, même
dans un Parc National, car il est dit, et admis, que le Parc National
travaille avec les compagnies d'hélicoptères et que Mafate, "inscrit à
l'Unesco" en a besoin "pour vivre".
La quasi totalité des commerces de CILAOS distribuent des prospectus
publicitaires pour le survol de l'île qui occasionne pourtant du bruit
au dessus de CILAOS sans apporter de clients sur place: cela affirme,
pour les touristes qui hésiteraient par rapport à l'impact de survols
aériens en région habitée, l'idée que ça ne gêne absolument pas la
population ici, puisque visiblement même les habitants eux-même les "poussent" à
prendre l'avion ou l'hélicoptère pour passer au dessus de chez eux.
La nuisance sonore "continue" ou sinon forte et répétée est devenue
partie intégrante du paysage, acceptée comme quelque chose qui va de
soit et
entièrement justifiée, et on ne conçoit pas que ça pourrait être
autrement, on ne souhaite pas non plus que cela change car c'est à
la Réunion que l'opportunité d'expérimenter un vol en hélicoptère est
possible et on souhaite que cela puisse se faire pour tous et sans contraintes...
2
Un besoin de paix et calme émerge plutôt chez les habitants
des bas.
Mais les bas sont bruyants à un tel point que Cilaos bourré d'hélicos
est
calme à comparer et cela suffit. D'ailleurs les habitants des bas
arrivent à Cilaos en fin de matinée, et ne rencontrent que peu la
nuisance sonore. De plus le scotome auditif du à l'exposition des un jeune âge aux
bruits et musiques de forts-niveau est la norme: ils n'entendent véritablement que les
passages les plus proches, pas la résonnance. La population locale,
bruyante, peu
sensible physiologiquement au bruit (l'audition est diminuée) et généralement
entourée de
marmailles ou de chiens, souvent autour de la voiture avec la musique, en groupe qui
bavarde... n'entend même pas le fond sonore que produisent des
hélicoptères
et avions se succédant: le problème n'existe donc pas pour eux...